Soirée EDO de Mars : C’est quoi une initiation au Shibari ? [Partie 2]

Mais alors c’est quoi le Shibari ?

Vous pouvez trouver la première partie de cet article ici

J’aurai aimé savoir dessiner mieux pour faire cet article car j’ai bien défiguré tout le monde. Cela me frustre d’autant que j’ai parlé avec la plupart des personnes représentées dans cet article. Malheureusement c’est là que je vois que je suis informaticien et pas dessinateur … J’espère que personne ne m’en voudra de l’avoir raté.

Préambule

Dans cet article je vais vous retranscrire ce que j’ai compris du Shibari lors de cette première participation à une soirée EDO. Bien évidemment je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris, donc n’hésitez pas à m’expliquer ce qui m’a échappé. En particulier ne prêtez pas trop attention aux positions des cordes, elles sont totalement fantaisistes.

Pendant l’initiation

Pendant que moi et une petite dizaine de personnes assistions à l’initiation, une trentaine de personnes assistaient à un atelier avec Alex DirtyVonP et CalamitySteph. Je me suis mal démerdé et je tournai le dos à l’atelier, mais les sons ne trompent pas : le shibari provoque des réactions d’une rare intensité.

Je ne peux guère en dire plus car je n’ai pas assisté au workshop, mais les participants en ressortent enchantés et louent allègrement la disponibilité et l’accessibilité d’Alex et Steph. Ils ont tous passés un moment exceptionnel.

Après coup j’ai hâte d’apprendre un truc qu’ils ont vu dans l’atelier : l’usage des bambous. Je pense que je vais adorer forcer des écartements… mais bon, pour le moment cela reste un pressentiment. J’espère que j’aurai l’occasion de vous en parler dans un autre article assez rapidement.

Après l’initiation et l’atelier, tous au resto. Super moment, hyper convivial. Je discute pas mal avec un copain croisé par hasard, un petit peu avec Steph pas mal avec Bertrand Desliens, un peu avec ma Voisine Aux Cheveux Bleu (VACB). A ce stade je sais deux choses sur le shibari :

  • J’adore manipuler de la corde
  • Les participants sont hyper sympas. Ils ont cette étincelle dans les yeux de ceux qui parlent de leur passion. J’adore les gens passionnés

La performance

Alex et Steph se mettent en place. Quelques soucis techniques émaillent cette préparation : EDF nous fait quelques blagues et coupent l’électricité dans tout le quartier. Un peu de stress, un peu de courses dans tous les sens, une once ce Mac Gyver, et hop, c’est reparti.

Difficile de savoir par où commencer. C’est mon premier contact réel avec le Shibari. Steph est devant nous en kimono, Alex termine ses préparations. Je ne sais pas encore ce qu’il va se passer mais j’avoue que je me demande pas mal « Alors, c’est quoi le Shibari fait par un maître ? »

Alex arrive. Les premières cordes se mettent en place. les bambous entre en jeux. Attachés à chaque tibias et réunis derrière la nuque, ils contraignent l’ouverture des jambes. Le kimono s’ouvre. La corde claque un peu. De petits cris émaillent la prestations, tantôt riants, tantôt suppliants. Alex expose une Steph timide et joueuse. La complicité entre ces deux là me semble incroyable. La communication est permanente, la tendresse évidente. Les bougies s’allument et je découvre qu’on peut faire mal avec amour. La scène est belle, sensuelle, douce. Les minutes passent et s’envolent et c’est déjà fini, Bravo !

Alex et steph

C’est difficile pour moi de me souvenir  de ce que j’ai ressenti exactement après presque 3 semaines. Mais j’ai une pensée en tête : au delà de s’appeler « My love » et de s’aimer manifestement, ils ont une connexion incroyable. Au moment de cette performance mon divorce n’avait que quelques semaines, et cette connexion que j’observe me parle énormément.

La jam : Les suspensions

A ce stade je me dis que j’ai un problème : la dernière fois que j’ai été mordu comme ça par un sujet, j’y ai investi une énergie folle avant de finir par en faire mon métier. Bien sûr je ne compte pas en faire une activité pro, mais je sais que si cela me passionne, je vais avoir envie de pratiquer énormément pour progresser, progresser et progresser encore… et pour cela il va me falloir trouver des modèles et du temps.

Après la performance la salle se disperse. Elle se réunie un petit peu plus tard après l’émotion dissipée. Des duos se forment, je me mets sur un banc au milieu et j’observe tout ce que je peux.

Un duo de femme se positionne sous le portique de la performance. J’apprendrai plus tard qu’il s’agit de Curieusement Cordes et de sa modèle, Kay La. Elles sont très belles et je me dis que je vais passer un  bon moment en les regardant. De l’autre côté de la salle sous l’autre portique se positionnent Bertrand Desliens et Marie. D’autres duo se forment pour des séances de cordes au sol, je vous en parlerai dans un autre article car je manque de temps dans celui là.

Comme je l’ai dis à Marie, j’ai surtout regardé Curieusement Cordes.  Bien sûr la suspension de Bertrand et Marie est hyper impressionnante : Bertrand faisant basculer Marie à 180° reste un moment qui me fait tomber la machoire rien qu’en y repensant. Mais deux femmes qui s’attachent, cela a eu un gros côté hypnotique pour moi.

Curieusement et Kayla

Le truc que je constate c’est que la riggeuse se donne à fond, elle bouge dans tous les sens autour de sa modèle. Alex avait un côté très enveloppant avec Steph. Curieusement fait au moins autant attention à sa modèle, mais sa présence est plus mobile autour. J’ai l’impression qu’elle est partout, hyper attentive à sa modèle, l’action est permanente,cela bouge, la suspension est mobile, commence face au sol et termine sur le côté. C’est superbe.

De l’autre côté de la salle des sifflements et des claquements retentissent autour de la modèle de Bertrand. La corde vole, tourne et s’enroule autour de Marie.

Bertrand et Marie.png

Pendant l’initiation Bertrand nous avait parlé de son style de corde en nous disant qu’il avait une corde très vive. J’avais noté l’information dans un coin de ma tête mais en me disant que si c’était comme pour le dessin il me faudrait de longues années avant de voir des différences de styles. Mais en observant Curieusement cordes d’un côté et Bertrand de l’autre, je vois ce qu’il a voulu dire : chaque rigger a son style bien à lui.

En fait c’est même plus compliqué que ça. En regardant Alex faire une suspension sur quelqu’un d’autre que Steph plus tard dans la soirée, je constate qu’il est beaucoup moins enveloppant. Je comprends alors que, contrairement au dessin, le Shibari cela se fait à deux. On ne travaille pas sur des pages blanches, la modèle est partie prenante de la séance de cordes, c’est une collaboration. C’est bien le résultat de cette connexion que j’observais plus tôt dans la soirée.

Il en reste …

L’article est déjà trop long et il reste tellement de choses à dire. J’aurai aimé vous parler du travail au sol de Sébastien Kordenn, ou de cette super conversation avec la modèle de Curieusement cordes et ma VACB (Voisine Aux Cheveux Bleu … que j’aimerai revoir un jour car elle est hyper sympa et qu’elle m’a appris plein de trucs sauf son nom, que je n’ai peut être pas retenu).

Bref, il y a tellement de matière, tellement de sujets ! Au final je suis content d’avoir poussé la porte du Shibari. Je vais m’y mettre sérieusement avec la ferme intention de m’amuser, de me faire plaisir et de faire plaisir à d’autres.

 

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